L’accordéon chromatique

L’instrument des Seniors, Juniors et de quelques Anciens

Un peu d’histoire (Extrait du site Accordéons-nous. Plus d’informations sur Wikipédia):

Dans le courant du dix-neuvième siècle, divers perfectionnements interviennent. Parmi ceux-ci : les registres (mise en vibration de plusieurs anches pour une seule touche enfoncée). Le principe est bon, hélas, cela va donner parfois libre cours au mauvais goût … ainsi ces sonorités désaccordées à l’extrême (trop souvent synonymes, aujourd’hui encore, d’accordéon) et dont certains abuseront. Rappelons à ce sujet que l’apparition de ce fameux registre musette est dû à l’époque au fait que l’accordéon n’était pas sonorisé et que les musiciens de bals se devaient d’avoir une sonorité la plus clinquante possible pour pallier le manque de puissance. L’accordéon chromatique, l’instrument qui anime aujourd’hui encore les bals populaires, se développe dans le premier quart du vingtième siècle.

Après 1900, se développe à Paris un genre : le Musette (nom masculin ! la musette indique en effet une sorte de cornemuse que l’accordéon supplanta dans les bals auvergnats vers 1905). Les vedettes historiques se nomment Emile Vacher, Charles Peguri, puis Adolphe Deprince, Vincent Marceau, Médard Ferrero : l’instrument vit son âge d’or. Après la seconde Guerre Mondiale apparaissent les accordéonistes qui nous restent familiers: Gus Viseur, André Astier, Joss Baselli, Joe Rossi, Jo Privat, Freddy Balta, Marcel Azzolla … Depuis une quinzaine d’années, nous assistons à l’éclosion d’une nouvelle génération (qui va de paire avec le renouveau de l’instrument) : nous placerons Richard Galliano en tête, naturellement, mais nous n’oublierons pas d’autres accordéonistes très doués : Francis Varis, Daniel Collin, Eric Bouvelle, Dominique Emorine, Jérôme Richard, Julien Labro…

De toutes les formes qu’a pris l’accordéon depuis sa naissance, l’accordéon chromatique est aujourd’hui la plus connue (mais est-ce la plus jouée?).

Avec un nombre impressionnant de boutons à droite (où l’on joue la mélodie) et à gauche (où l’on joue l’accompagnement), il offre plus de possibilités mélodiques et harmoniques que ses frères le concertina ou l’accordéon diatonique. Il se décline lui même en plusieurs formes principales, belge, française et italienne, où tous les boutons ne sont pas disposés de la même manière.

Adoption du principe uni-sonore : une touche fait entendre le même son lorsque le musicien ouvre ou referme son soufflet.

Clavier droit rationnel et uniformisé (enfin, à peu près : les rangées de touches sont inversées selon les pays). Nouveau clavier gauche d’accompagnement (à basses composées) offrant, grâce à la mise au point d’une astucieuse mécanique, un maximum d’accords préparés à partir d’un minimum d’anches : il est ainsi possible d’aborder toutes les tonalités.

L’accordéon diatonique

L’instrument de la plupart des Anciens

Un peu d’histoire (Extrait du site Accordéons-nous. Plus d’informations sur Wikipédia):

C’est en 1829 que Cyril Demian, facteur d’instrument autrichien, dépose un brevet pour l’invention de l’accordion. Ce dernier reçoit immédiatement les faveurs du public et connaît une diffusion exceptionnelle. Les raisons du succès sont évidentes : de petite taille, l’accordion convient aux voyageurs et permet en outre l’exécution aisée des airs à la mode grâce à ses accords préparés, la mélodie et ses harmonies étant confondues, comme sur l’harmonica. L’instrument de Demian est rudimentaire, mais évolue rapidement vers l’accordéon diatonique tel que nous le connaissons et qui, à la fin du dix-neuvième siècle, a envahi de nombreuses contrées à travers le monde.

Caractéristiques essentielles :

Sons différents selon que l’on tire ou l’on pousse le soufflet. Jusqu’à une douzaine de touches au clavier gauche d’accompagnement (basses et accords). Une étendue d’environ 3 à 4 octaves de sons isolés et chromatiques au clavier droit.

Après une longue période d’oubli, le diatonique a ressurgi du passé, à la faveur du mouvement folk des années 70 et grâce à des musiciens comme Marc Perrone, Philippe Krumm, Bernard Lasbleiz … qui poursuivent une action importante de redécouverte des musiques traditionnelles.

Il est à noter que de plus en plus d’éditeurs de partitions proposent des voix pour accordéon diatonique avec celles de l’accordéon chromatique.